SALAMANDER CHYTRIDIOMYCOSISCHYTRIDIOMYCOSE DE LA SALAMANDRE

Fact SheetsFICHES D’INFORMATION

For the general public and pet shop owners.À l’intention du public en général et des propriétaires d’animaleries

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For the scientific communityÀ l’intention de la communauté scientifique

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DECONTAMINATION PROTOCOL FOR FIELD WORK WITH AMPHIBIANS AND REPTILES IN CANADAPROTOCOLE DE DÉCONTAMINATION LORS DE TRAVAUX SUR LE TERRAIN RELIÉS À DES AMPHIBIENS OU REPTILES AU CANADA

Prepared by the Canadian Herpetofauna Health Working Group (Last updated June, 2017)Préparé par le Groupe de travail sur la santé de l’herpétofaune au Canada (Dernière mise à jour en juin 2017)

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BC Disinfection Protocol (Ecosystems Branch, Ministry of Environment, British Columbia)PROTOCOLE DE DÉSINFECTION DE LA CB (DIRECTION DES ÉCOSYSTEMES, MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT, COLOMBIE-BRITANNIQUE)

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BACKGROUNDCONTEXTE

BATRACHOCHYTRIUM SALAMANDRIVORANS THREAT ASSESSMENT

CWHC

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Salamander chytridiomycosis is an infectious disease caused by the fungus Batrachochytrium salamandrivorans. The fungus is a close relative of B. dendrobatidis, which was described more than two decades ago and is responsible for the decline or extinction of over 200 species of frogs and toads. Salamander chytridiomycosis, and the fungus that causes it, were only recently discovered. The first cases occurred in The Netherlands, as outbreaks in native fire salamanders, Salamandra salamandra. Further work discovered that the fungus is present in Thailand, Vietnam and Japan, and can infect native Eastern Asian salamanders without causing significant disease. Evidence suggests that the fungus was introduced to Europe in the last decade or so, probably through imported exotic salamanders that can act as carriers. Once introduced the fungus is capable of surviving in the environment, amongst the leaf litter and in small water bodies, even in the absence of salamanders. It thrives at temperatures between 10-15°C, with some growth in temperatures as low as 5°C and death at 25°C. B. salamandrivorans has not, so far, been reported in North America.

The disease is not present in North America, but an introduction of the fungus into native salamander populations could have devastating effects. In Europe, the fire salamander population where the disease was first discovered is at the brink of extirpation, with over 96% mortality recorded during outbreaks. Little is known about the susceptibility of most North American salamanders but, based on experimental trials, at least two species, the Eastern newt (Notophthalmus viridescens) and the rough-skinned newt (Taricha granulosa), are highly susceptible to the fungus and could experience similar high mortalities. If B. salamandrivorans is introduced into North America, it will likely become permanently established and, based on experience with frog chytridiomycosis, impossible to eradicate.

Based on experimental infections conducted on selected species of each of the three amphibian orders, B. salamandrivorans seems incapable of establishing an infection in the skin of frogs (order Anura) and caecilians (order Caecillian), while it is deadly to the majority of species of salamanders and newts in which experimental infections have been performed. Three species of Asian salamanders have been proposed as potential reservoirs: the blue-tailed fire-bellied newt (Cynops cyanurus), Japanese newt (Cynops pyrrhogaster) and Tam Dao salamander (Paramesotriton deloustali).

BATRACHOCHYTRIUM SALAMANDRIVORANS ÉVALUATION DE LA MENACE

CWHC

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La chytridiomycose de la salamandre est une maladie infectieuse causée par le fungus Batrachochytrium salamandrivorans. Ce fungus est étroitement apparenté à B. dendrobatidis qui a été décrit il y a plus de deux décennies. Ce dernier fungus a été responsable du déclin ou de l’extinction de plus de 200 espèces de grenouilles et de crapauds. La chytridiomycose de la salamandre, de même que le fungus responsable, n’ont été découverts que récemment. Les premiers cas ont été observés aux Pays-Bas; on a alors constaté des épidémies chez la salamandre tachetée indigène Salamandra salamandra. Des travaux subséquents ont révélé la présence du fungus en Thaïlande, au Vietnam et au Japon. Celui-ci peut infecter les salamandres indigènes de l’Asie de l’Est sans causer de maladies significatives. Il existe des données probantes à l’effet que le fungus a été introduit en Europe au cours de la dernière décennie, probablement suite à l’importation de salamandres exotiques vectrices de la maladie. Suite à son introduction dans l’environnement, le fungus peut survivre dans la litière de feuilles et dans de petits plans d’eau, même en l’absence de salamandres. Il croît habituellement à des températures de 10 à 15° C, mais il peut aussi croître à partir de 5° C. Il est détruit à 25° C. On n’a jamais rapporté la présence de B. salamandrivorans en Amérique du Nord jusqu’à maintenant.

On sait que l’introduction du fungus dans les populations de salamandres indigènes pourrait avoir des effets dévastateurs en Amérique du Nord. La population de salamandres tachetées dans laquelle la maladie a d’abord été observée en Europe est au bord de l’extinction. Les épidémies de chytridiomycose ont entraîné une mortalité de plus de 96 %. On ne connaît pas vraiment la vulnérabilité de la plupart des espèces de salamandres de l’Amérique du Nord. Toutefois, des essais expérimentaux ont révélé qu’au moins deux espèces, soit le triton vert à points rouges (Notophthalmus viridescens) et le triton rugueux (Taricha granulosa) sont très vulnérables au fungus. On pourrait donc observer une mortalité élevée chez ces espèces. Une introduction de B. salamandrivorans  en Amérique du Nord entraînerait sans doute l’installation permanente du fungus. L’expérience entourant la chytridiomycose de la grenouille indique que celui-ci ne pourrait alors être éradiqué.

Des infections expérimentales d’espèces sélectionnées dans chacun des trois ordres d’amphibiens ont révélé que le fungus B. salamandrivorans ne pourrait causer des infections cutanées chez les grenouilles (ordre Anura) et les cécilies (ordre Caecillian). Celui-ci a toutefois entraîné la mort de la majorité des espèces de salamandres et de tritons ayant fait l’objet d’infections expérimentales. Trois espèces de salamandres asiatiques ont été suggérées en tant que réservoirs potentiels du fungus : le hypslotriton cyanurus ou blue-tailed fire-bellied newt (Cynops cyanurus), le triton à ventre de feu (Cynops pyrrhogaster) originaire du Japon et la salamandre de Tam Dao (Paramesotriton deloustali).

SUGGESTED READINGLECTURES SUGGÉRÉES

Amphibians.org

Partners in Amphibian and Reptile Conservation (PARC)

Convention on the conservation of European wildlife and natural habitats
(The Standing Committee to the Convention on the Conservation of European Wildlife and Natural Habitats, acting under the terms of Article 14 of the Convention, has adopted Recommendation No. 176 (2015) of the Standing Committee on the prevention and control of the Batrachochytrium salamandrivorans chytrid fungus)

Martel A, Spitzen-van der Sluijs A, Blooi M, Bert W, Ducatelle R, Fisher MC, Woeltjes A, Bosman W, Chiers K, Bossuyt F, Pasmans F (2013): Batrachochytrium salamandrivorans sp. nov. causes lethal chytridiomycosis in amphibians. Proceedings of the National Academy of Sciences 110(38): 15325-9.

Grey MJ, Duffus ALJ, Haman KH, Harris RN, Allender MC, Thompson TA, Christman MR, Sacerdote-Velat A, Sprague LA, Williams JM, Miller DL (2017): Pathogen surveillance in herpetofaunal populations: guidance on study design, sample collection, biosecurity, and intervention strategies. Herpetological Review 48: In Press.